Şiir: Cansu Fırıncı  (Fransızca’ya çevrildi.)

Pour chaque guerre que vous avez gagnée

on a ajouté un galon sur vos épaulettes,

les boutons n’étaient pas nécessaires pour fermer la chemise

avec toutes les médailles que vous avez gagnées,

vous avez perdu votre annulaire dans le dernier coup

de revolver que vous avez tiré,

vous battiez tous les péres du quartier,

vous étiez le soldat le plus héroïque aux yeux de votre fils,

vous avez laissé derriére vous toutes les batailles gagnées avec fierté

et votre jambe,

vous avez laissé aussi derriére vous tant de morts

sur tous les fronts

aussi nombreux que vos galons,

la photo accrochée à votre chevet

était un spectacle hypocrite

en face des pendaisons des Deniz*,

vous étiez comme un sans grade oublié entre deux armées

dés que vous enleviez votre casquette

il peignait tous les jours les cheveux de sa bien-aimée,

maintenant il tricote des chaussettes pour les bébés,

il porte dans son cœur une maman

qui tend ses bras vers elle-même

-un soldat turc c’est un soldat, rien d’autre,

chaque bombe creuse un trou plus grand qu’elle,

chaque corps aussi creuse un trou plus grand  que lui

et chaque mort ça devient à la longue une cause d’ennui,

vous avez perdu chaque guerre que vous avez gagnée

*jeune leader du mouvement révolutionnaire pendant le coup

d’Etad militaire de 1971, pendu avec trois de ses camarades

Çeviri: A. Halit Bedirboz-Gerard Agustin

Şiirin orijinalini okumak için tıklayınız:

https://cansufirinci.wordpress.com/2010/02/05/340/

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